“Is this a dagger which I see before me,
The handle toward my hand? Come, let me clutch thee.
I have thee not, and yet I see thee still.
Art thou not, fatal vision, sensible
To feeling as to sight? or art thou but
A dagger of the mind, a false creation”
Shakespeare, Macbeth II, 1
Trois soeurs dans la nuit noire
Trois moires professent un roi de gloire
Et my Lady en son manoir
Se consume à mon espoir.
Dague, roi, dame, alliance tripartite.
Tremblante cette dague… J’hésite
Mais my Lady m’habite
Tranchante ma dague… Ni faute, ni fuite.
Tout suintant le sang de l’innocent
Je suis le mari, l’époux, l’amant,
Le roi battant aux sujets tremblants:
Ma dague achève l’impuissant.
Mais du roi qui se meurt
Quelque chose en moi demeure…
C’est ma raison qui se leurre,
La folie élit en moi demeure.
Une dague dans la nuit noire
Coupe ce fil espoir :
Flot de sang noir
Et je suis forcé d’y boire !
Sombre sombre ma vie
De mon cœur qui s’écoeure je ris
Sombre sombre ma mie
Je ris. Les sœurs m’ont trahi.
Quoi de plus approprié que Macbeth und die Hexen (Macbeth and the witches) de Bedrich Smetana (1824-1884)?
J'ai pensé aussi à l'opéra de Verdi. J'aurais bien voulu l'air de la somnambule chanté par Joan Sutherland (Acte V, sc.1), à défaut, voici l'air où laydy Macbeth reçoit la lettre annonçant la
prophétie des sorcières, et où elle se voue à l'accomplissement du destin prédit à son mari. Il est chanté pas Montserrat Caballé.
Derniers Commentaires