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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 17:18

   

 

                                                                                   “Is this a dagger which I see before me,

The handle toward my hand? Come, let me clutch thee.

I have thee not, and yet I see thee still.

Art thou not, fatal vision, sensible

To feeling as to sight? or art thou but

A dagger of the mind, a false creation” 

Shakespeare, Macbeth II, 1

           

 

 

 

Trois soeurs dans la nuit noire

Trois moires professent un roi de gloire

Et my Lady en son manoir

Se consume à mon espoir.

 

Dague, roi, dame, alliance tripartite.

Tremblante cette dague… J’hésite

Mais my Lady m’habite

Tranchante ma dague…  Ni faute, ni fuite.

 

Tout suintant le sang de l’innocent

Je suis le mari, l’époux, l’amant,

Le roi battant aux sujets tremblants:

Ma dague achève l’impuissant.

 

Mais du roi qui se meurt

Quelque chose en moi demeure…

C’est ma raison qui se leurre,

La folie élit en moi demeure.

 

Une dague dans la nuit noire

Coupe ce fil espoir :

Flot de sang noir

Et je suis forcé d’y boire !

 

Sombre sombre ma vie

De mon cœur qui s’écoeure je ris

Sombre sombre ma mie

Je ris. Les sœurs m’ont trahi.

 


Quoi de plus approprié que Macbeth und die Hexen (Macbeth and the witches) de Bedrich Smetana (1824-1884)? J'ai pensé aussi à l'opéra de Verdi. J'aurais bien voulu l'air de la somnambule chanté par Joan Sutherland (Acte V, sc.1), à défaut, voici l'air où laydy Macbeth reçoit la lettre annonçant la prophétie des sorcières, et où elle se voue à l'accomplissement du destin prédit à son mari. Il est chanté pas Montserrat Caballé.

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Published by Marie-Virginie - dans Un peu de poésie
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commentaires

Aend 03/04/2009 15:49

Génial.
Qui peut résister à la puissance des mots?
Qui peut ne pas les murmurer?

Tout simplement Génial,
mais plus loin aussi,
si on voit l'avis.

L'orange Maltaise

  • : L'orange maltaise
  • L'orange maltaise
  • : « Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
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