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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 13:25


 

 

A Charles S. qui sera grand un jour.

 

 

 

 

Une tête blonde s’agite sur le clavier,

Elle a cet air absorbé qu’ont les enfants concentrés,

Je la regarde et je souris

On l’appellera soucis…

 

Que vaut la gravité,

Face à la grâce de l’enfance,

 La fraîcheur de ses sens,

Et cette ignorante gaîté ?

 

Je te chéris enfance

Que la vie ôte

A quoi bon l’expérience ?

J’aime jusqu’à tes fautes.

 

La chère tête blonde s’énerve :

Les doigts trop courts sur le clavier,

Les pieds n’atteignent pas la pédale forte ;

Je suis comme dans un rêve…

 

Mère aimante, je lui mens,

Je vois l’homme qui sera,

C’est l’aube d’un grand talent,

Et l’enfant ne le sait pas…

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Published by Marie-Virginie - dans Un peu de poésie
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commentaires

Aend 03/04/2009 15:43

Que d'agréables tournures!
les notes du poèmes glissent sur l'eau délicatement,
une fois lu,
les sons ne sonnent plus comme avant,
quelle jolie nuance que celle qui est ténue!

L'orange Maltaise

  • : L'orange maltaise
  • L'orange maltaise
  • : « Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
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