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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 16:34




 
Emily est une adolescente de 13 ans qui passe sa vie à s’ennuyer en compagnie de ses meilleurs amis, quatre chats noirs, allusion plus ou moins crédible aux rituels sataniques et au « côté obscur ». Elle s’habille en noir, et sa peau très blanche forme un contraste tout à fait « gothique » avec ses cheveux noirs.

 

Emily a été initialement crée en 1993 par Bob Reger afin de promouvoir la marque de Skate-board Cosmic Debris à Santa Cruz. Emily the Strange reprend en fait un personnage, Rosamund, qui apparaît en 1978 sous la plume du dessinateur Marc Simont dans un livre de la collection pour enfants Nate the Great. Au moment de sa « création » par Bob Redger, Emily était destinée à décorer des autocollants de la marque Cosmic Debris  distribués dans les boutiques de skate-board et lors de concerts. Elle est assez rapidement devenue l’emblème de la marque et s’est ainsi retrouvée sur ses vêtements et ses autres produits dérivés.


 
 
Emily the Strange : une marque pour anti-conformistes… copie de Rosamund, personnage de la série des Nate the Great


C’est en 2003 qu’Emily a eu droit à son premier livre, dans les tons rouges et noir, signe distinctif. On y retrouve les thèmes de l’ennui - en témoigne le titre français du premier tome de la bande dessinée : Morte d’ennui -, du désespoir lucide et blasé, des considérations morbides chers au mouvement gothique. L’auteur y illustre, avec ce qui se veut être un humour cynique, les quatre mots d’ordre d’Emily : « écouter, parler, penser, être ». Ce qui donne en pratique : « sois toi-même, pense par toi-même, fait tout toi-même » et bien sûr, sa phrase préférée : « get lost », dont la traduction polie serait « va voir là-bas si j’y suis ». Comme on peut le voir sur son site Internet, « Emily ne dit pas de gros mots, elle maudit », de quoi lui donner un cachet « gothique » si les chats noirs et la tenue ne suffisaient pas déjà.


La marque se décline aujourd’hui en vêtements et accessoires en tout genre, notamment en matériel scolaire, car quel est le lieu où l’on s’ennui le mieux, si ce n’est l’école ? Emily the Strange est donc l’équivalant d’obédience non-conformiste de marques à succès telles que Hello Kitty ou Pucca.  Paradoxalement, même si elle se moque de la mode et porte toujours la même robe noire, des créateurs de mode se sont intéressés à son style, et non des moindres, puisqu’il s’agit de Jean-paul Gautier, Valentino ou Marc Jacobs. Son site Internet le mentionne et publie les pages des magazines associés, tout en précisant qu’Emily « s’en fiche totalement ».

 

 

Une page de V magazine en 2003 avec une série d’ «Emilies », mannequins habillées à la Emily the Strange avec les incontournables chats noirs.
 

Finalement, « Emily est tellement anti-cool, qu’elle est cool... elle a sa propre culture et ne copie personne, sinon elle-même ». Pour conclure sur une note « strange » : « peu importe là où tu vas… pourvu que tu te perdes ».

 

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Published by Marie-Virginie - dans Pensées du 365ème jour
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commentaires

Aend 10/02/2010 12:24


Il paraît évident qu'Émilie, cette jeune fille si pleinement instruite et si passionnante, soit une experte en tout domaine existant...

Pour le futur je la dirait, si j'ose, très Cultivée.
Cette Jolie représentation d'Émilie présente la mode quasi métaphysique qu'est celle de l'intelligence chez la femelle d'un certain cru; intelligence lié au "charme d'une rose" comme dirait
l'autre.

Je prescrit à tout ce qui touche à ce "mythe" un bon insecticide.


Cécile 03/05/2009 16:51

Ah ah ah ...

L'orange Maltaise

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