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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 00:17


 

 

Il est une vieille famille d’Istrie

Dont les descendants

Ont un talent,

Hérité d’un archange voyant

Qu’on dit être Satan.

Pour tout guide ils ont

 

Un vieux parchemin moisi

Qui s’adresse à eux ainsi :

« Tu vois ce que nous voyons

Depuis dix générations,

Tu vois l’autre dimension,

 Par delà l’espace et le temps,

 

Tu vois l’être face au néant :

Certains sont assis

Sur un gouffre gris

Sans fond,

Ils s’y dissoudront.

Aux pieds d'autres

 

S’étend l’espoir

Des mondes infinis

Qui ne sont ni chair, ni esprit.

Tous mourront,

Seuls ces mondes tiendront,

Et beaucoup ne seront

 

Plus rien.

Le paradis n’est rien,

Mais l’enfer est le rien,

Le temps est poussière

Face à l’éternité sa mère,

L’espace est un grain

 

Germé de l’infini son père

Le saut de l’être qui est un

Nous reste incertain,

Toi, tu dois te taire

Jusqu’à la bière,

Et boire cette mer

 

De mystère.

Sache et professe cependant

Que l’espace d’un instant

Suffit à créer le temps,

Comme l’amour d’un être

Est le seul peut-être »

 

Aussi ces gens

Sombrant dans leur clarté,

Passent leur vie à chercher,

Et se tiennent en retrait

Comme pour méditer.

Ils ont tous les talents,

 

Mais ils disent seulement :

  « Je tâche d’être »

Et l’amour d’un seul être,

Est leur fragile peut-être

Qui noie dans l’étang

Le vide du néant.

 

 

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Published by Marie-Virginie - dans Un peu de poésie
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L'orange Maltaise

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