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Vieux maître relieur, l’or que tu ciselas Au dos du livre et dans l’épaisseur de la tranche, N’a plus, malgré les fers poussés d’une main franche, La rutilante ardeur de ses premiers éclats. Les chiffres enlacés que liait l’entrelacs S’effacent chaque jour de la peau fine et blanche ; À peine si mes yeux peuvent suivre la branche De lierre que tu fis serpenter sur les plats. Mais cet ivoire souple et presque diaphane, Marguerite, Marie, ou peut-être Diane, De leurs doigts amoureux l’ont jadis caressé ;

Et ce vélin pâli que dora Clois Eve
Evoque je ne sais quel charme passé,
L'âme de leur parfum et l'ombre de leur rêve.

Les Trophées (1863)
José-Maria de Hérédia (1842-1905)






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L'orange Maltaise

  • : L'orange maltaise
  • L'orange maltaise
  • : « Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
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