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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:46

 

 

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Eric Cartman - South Park

 

 


Il m’arrive souvent de consulter LE meilleur dictionnaire en langue anglaise qui soit au monde, j’ai nommé : The Urban Dictionary. Il s’agit d’un dictionnaire "coopératif" en ligne, qui fonctionne un peu sur le modèle de Wikipédia. Les utilisateurs peuvent créer leurs propres entrées, ou fournir des définitions alternatives aux termes et expressions déjà répertoriés. A la différence de Wikipédia cependant, on ne peut pas modifier une définition proposée par un autre utilisateur, et chaque entrée a potentiellement une infinité de définitions associées. Il y a également un genre de modération qui limite la présence de private jokes (qui ne font rire que vous et un cercle restreint d’amis) et les attaques personnelles (lorsque vous entrez le nom de quelqu’un que vous portez dans votre cœur et l’assaisonnez d’une bonne petite définition de votre cru). Et puis, les utilisateurs votent pour la définition la plus convaincante, de sorte qu’elle apparaît en premier, suivie d’une ribambelle de textes plus ou moins pertinents.

Le grand mérite de ce dictionnaire est d’exprimer ce que tout le monde pense tout bas, sans langue de bois et sans hypocrisie. Lire cela, c’est un peu comme lire dans les pensées des gens. Il faut comprendre : bien caché derrière son écran, on peut se permettre, au travers des définitions, de s’exprimer réellement, sans crainte (légitime) de se mettre les autres à dos. Si certaines définitions sont assez bien vues et ne manquent pas d’humour, le contenu est en général (très) cru, misogyne, vulgaire, méchant, voire franchement cruel. C’est instructif quant à la « nature humaine ». D'ailleurs, à lire cela, on en oublierait presque qu’il existe des « gens gentils ».

Mais il faut tempérer un peu: les gens ne font pas qu’exprimer leurs pensées secrètes, ils veulent aussi faire « mieux » que la définition voisine. Cela donne parfois un peu l'impression d'assister à un épisode de South Park, où Eric Cartman, enfant obèse, archi-égoïste et frustré, produit d'une famille monoparentale "dysfonctionnelle", passe son temps à sortir des grossièretés et à dévergonder ses amis. Il y a donc surenchère de vulgarité et de cynisme. Non pas que le cynisme me choque, je veux simplement dire qu’il fait parfois très artificiel, comme si on voulait à tout prix déconstruire toute illusion sur la nature humaine, tout semblant d’humanité, pour montrer qu’on est un vrai « dur » parfaitement lucide et désabusé. C’est tout à fait dans l’esprit du temps, on en reviendra quand il n'y aura plus aucune illusion à déconstruire, plus de bienveillance, ni de prévenance d'aucune sorte.

Outre que j’y trouve un grand intérêt sociologique, un cours de civilisation américaine et de culture populaire, les définitions me font parfois franchement rire, ce qui m’aide à compenser toutes les fois où je me force par politesse et toutes les fois où je n’arrive même plus à me forcer et où je me contente d’un mouvement des lèvres que j’aimerais faire passer pour un sourire.

Je crois que je vais commencer une petite chronique de ces définitions et autres néologismes trouvés sur the Urban dictionary. Avec presque 5 milions d'entrées éditées depuis la création en 1999, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'on a l'embarras du choix…

Whoredinary

Whore and ordinary. Ordinary whore.

Muffin top

When a woman wears a pair of tight jeans that makes her flab spill out over the waistband, just like the top of a muffin sits over the edge of the paper case.

Stealth abs

When your ripped six pack is covered by a thick layer of fat. “This isn't a beer belly, it's my stealth abs. I just needed to avoid attracting too many ladies with my well defined stomach.”

Grand Theft Impairement [effets du jeu Grand Theft Auto sur votre organisme]

The 4-hour period of time that you cannot drive or function in society due to playing Grand Theft Auto. You may have the intention to steal a car, kill innocent people, and/or drive recklessly.

Girl: Hey you wanna come pick me up so we can go to the movies?
Guy: Aww, I wish but I have grand theft impairment, I can come later though.

Bag lady

A homeless or poor woman that wears tacky, weird looking outfits and usually has dirty fuzzy hair and a hat. They pack around bags or a bag filled with junk and sing songs as they waddle down the streets.

Best Behaviour Friend

A friend whom you have very little in common with and you act on your best-behavior when you're with. A best-behavior friend does not typically know the extent of your true character or transgressions because you misrepresent the truth to make yourself look good or innocent. A person with a best-behavior friendship may see the friendship as important or long-standing and so lying about situations or leaving out key facts becomes common.

 

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Published by Le Chapelier fou - dans Culture
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 22:51





 

 

 

 

Dostoïevski disait des Russes de l’aristocratie qu’ils connaissent mieux la culture occidentale, en particulier française, que leur propre culture. Cette fascination pour l’Europe et pour la France remonte au siècle de Pierre le Grand, mais la Russie est toujours en décalage. Le reste de l’Europe n’a pas attendu le début du XVIIIème pour se tourner vers la France. Et cette fascination, qui a transmis la Révolution, lui a survécu. A une ou deux générations de la nôtre, on est sûr de trouver des francophones au sein la bonne société des grandes villes européennes. Berlin entretient avec la langue française une relation plus intime, qui n’est pas simplement due à l’aristocratie, copiée ensuite par la grande bourgeoisie.

 

 

Le français, langue des souverains de Prusse

                            

La langue française a connu au cours des XVIIèmes et XVIIIèmes siècles, dans toute l’Europe, un rayonnement exceptionnel, qui en faisait la langue noble, la langue de l’esprit et de la culture. Berlin, ville prussienne, n’a pas fait exception. Le français a été la langue de la cour pendant deux cents ans. Le premier roi de Prusse, Frédéric Ier (1657-1713) et son épouse, Sophie Charlotte (1668-1715)[1], parlaient parfaitement français. Ironiquement, Frédéric Ier avait obtenu pour la Prusse le statu de royaume par l’intermission d’un huguenot expatrié à Berlin, conséquence malheureuse de l’Edit de Nantes, Charles Ancillon (1659-1715)[2], en échange d’une alliance contre la France de Louis XIV dans la Guerre de succession d’Espagne. Mais de fait, s’il était « roi en Prusse », Frédéric Ier ne fut jamais « Roi de Prusse ». Il fallu attendre Frédéric II (1712-1786), son petit-fils, pour que le souverain de Prusse obtienne ce statu. Ce même Frédéric II, dit « le Grand », dont Voltaire disait à sa nièce Mme Denis qu’il était un auteur français né à Berlin.

 

Non seulement le français était la langue de la cour, mais les souverains prussiens ne s’exprimaient pas ou très peu en allemand. Les descendants de Frédéric Ier et de Sophie Charlotte, « le Roi-Sergent » (der Soldatenkönig)[3], Frédéric Guillaume Ier (1688-1740), et Frédéric II Le Grand (1712-1786) maîtrisaient à peine la langue allemande écrite. Quand ils ne se servaient pas du français, ils utilisaient le Berlinois, Berlinerisch, et non pas le Niederdeutsch, ancêtre de l’allemand actuel, le Hochdeutsch. Le Niederdeutsch était à l’époque une Kanzleisprache, c'est-à-dire une langue administrative. Erwald Harndt (2005) cite dans Französisch im Berliner Jargon un décret, Decret,  de Frédéric Ier:

„Auff der frantzösischen Refugyrten wittib Conte allerdemütigstes Supplicatum... hiermit concediert, ihre hierein Specificierte Limonade und andere Liqueurs, zur rafraichierung der daselbst promenierenden Personen öffentlich feil zu haben“[4]

 

Pour un francophone germanophone qui a appris l’allemand sur les bancs du collège, ce Decret donne l’impression d’être de nouveau assis sur ces bancs, à lire la copie d’un très mauvais élève qui ne savait pas trop quoi dire, ni comment le dire, et qui a traduit du français comme il pouvait. En effet, si l’on s’en tient à l’allemand actuel, ce texte contient des fautes d’orthographe, de grammaire, de syntaxe et un certain nombre de mots qui n’existent pas. Comme le répétait à l’envi Frédéric Ier,  « Je ne suis pas fort en allemand ».

 


La vie de la cour à la française

 

Au siècle où les souverains de Prusse s’affirment et obtiennent du Saint Empire d’être appelés rois, on peut à Berlin lire en français, et exclusivement en français, les travaux de l’Académie Royale des Sciences et Belles Lettres, dont un tiers des membres sont d’ailleurs des réfugiés français. La loge maçonnique de Berlin s’appelle Royale Yorck de l’Amitiée, l’hôpital, Maison Royale de Charité, dont le nom survit encore à l’heure actuelle sous sa forme courte : Charité, l’internat des médecins militaires s’appelle la Pépinière et l’académie militaire, Ecole militaire.  On peut admirer les Palais Ephraim et Redern, ainsi que le Palais du Prince Royal de Prusse, et les châteaux Sanssoucis, Monbijou, et Bellevue. On peut se promener sur le Quarré, la place de la Porte de Brandebourg, sur la Belle-Alliance-Platz ou la Contre Escarpe de l’Alexanderplatz. Pour financer ces merveilles, on se doit de payer des Accisen[5]. A la cour, on se coiffe à la Pompadour et on respecte l’Etikette. On engage son fils au Bataillon, où il fait des Manöver et porte des Epaulettes, en espérant être décoré pour le mérite. On a des Domestiken en Livree, qui se tiennent sur la Chaussée, en attendant que l’on parte pour son Domäne en grand Equipage. Ou alors, on retrouve sa Mätresse en Negligé et on tombe la Perücke et le Portepee

 


La prégnance de l’influence française renforcée par les vagues d’immigration

 

Le français, langue de la cour de Prusse, langue de la culture dans toute l’Europe, a été parlé couramment à Berlin pendant trois siècles, ce qui est significatif dans l’histoire d’une ville âgée de 750 ans. Mais, s’agissant de Berlin, le rayonnement culturel de la langue de Louis XIV a été particulièrement renforcé par des vagues d’immigration successives. En effet, la ville a tout d’abord bénéficié de l’arrivée des Huguenots (Hugenotten) chassés de France par l’Edit de Nantes, puis de celle des émigrés chassés par la Révolution (Revolutionsemigranten), et, enfin, a subi les troupes d’occupation françaises (Besatzungssoldaten).

 

Par un décret de 1685, Berlin accueillait les protestants persécutés pour leur foi, qu’il s’agisse des Huguenots, qui s’établirent au nord-ouest de la ville, dans le Moabit, ou des protestants de Bohème, qui s’installèrent dans le Rixdorf[6].  Ainsi, à la fin du XVIIème siècle, 5000 habitants de la ville étaient d’origine française, soit une personne sur cinq.[7] Les Huguenots appelaient le quartier qu’ils occupaient « la terre de Moab » ou « la terre maudite » parce qu’ils déploraient le manque de fertilité du sol, ce qui survit en allemand sous la forme « Moabit ».  Mais s’ils avaient des difficultés à faire pousser leurs précieux légumes dans la terre sablonneuse du Moabit, les Huguenots n’en apportaient pas moins leurs arts et techniques. Ils étaient chapeliers, perruquiers ou horlogers et virent enrichir le savoir-faire berlinois. La Révolution française amena une autre vague d’immigrants qui vint enrichir la communauté française, bien intégrée, par mariages et alliances de la meilleure espèce, à la société Berlinoise. 

 

Les familles d’origine française, qu’il s’agisse de Huguenots ou d’Emigrés, fleurirent  et s’illustrèrent dans les sciences, le commerce, l’industrie, ou les arts. Ainsi peut-on penser au peintre Antoine Pesne, aux généraux Courbière et LeFèvre, aux architectes Gontard et Gilly, au paysagiste Pierre Joseph Lenné, aux industriels Ravené et Godet, aux écrivains Chamisso, La Motte Fouquet, Théodore Fontane et Willibald Alexis, et au physicien Charles Achard, auquel on doit le procédé industriel d’extraction du sucre depuis la betterave. Si l’on considère les alliances et mariages, qui introduisent un ou une française au sein d’une ancienne famille prussienne, on peut relier nombre de grands personnages à la patrie de Voltaire. Ainsi, les frères Humboldt avaient pour mère Marie Elisabeth Colomb, descendante d’une famille huguenote. Or, Alexander Humboldt est l’une des grandes figures de l’histoire berlinoise, si ce n’est de l’histoire allemande, et prête son nom à l’une des meilleures universités allemandes, la Humboldt Universität.

 


La vie berlinoise à l’heure française

 

La culture et la langue française, représentait l’élite, évoquait les palais et les places grandioses. Seulement, alors que tant de familles berlinoises comptaient des membres d’origine française, le français pénétra plus profond dans la vie quotidienne. Il ne s’agissait plus seulement d’une question de mode, d’étiquette de cour, une aspiration au modèle français, mais d’une réalité bien prosaïque. En témoigne le vocabulaire culinaire qui introduit des noms français pour des plats simples, loin d’évoquer Versailles et ses lumières. On pouvait ainsi faire son repas de  Püree, Filet, Hachee, Frikassee, Kotelett, Omelett, ou Roulade, quasiment en langue originale. Il en va de même pour l’habillement. Si une Pompadour ne se portait qu’à la cour, la société berlinoise en vint à promener le long des avenues des Toiletten, faites de Bluse, Kostüm, Manschette, Paletot, Pelerine, Robe et Volant.

 

Qu’on décide d’aller visiter sa Cousine, et on monte au Bel Etage, laissant son Parapluie à l’Entrée et pour être introduit au Salon. On lui propose un Billett pour le Parterre. Certes, ce ne sont pas les Loges, mais elle ferait bien usage d’un peu d’Amusement en ces temps de Malheur et de Misère : le roi vient d’annoncer la défaite de la Bataille d’Iéna. Elle préférerait danser une Polonaise ou un Menuet. Un détour pas le Pissoir et on se retire alors qu’il est temps de mettre le Couvert. Mais quand on redescend : Skandal, le Parapluie est perdu ! Une Canaille de passage, sans doute. On vérifie son Portemonnaie.

 


La germanisation du français

 

C’est une chose d’utiliser couramment des mots français dans une conversation en allemande et de penser comme Karl August von Ense, diplomate prussien, que  « beaucoup de mots français sont plus allemands que le mot allemand que l’on voudrait leur substituer ».  Mais, c’est autre chose de germaniser des mots français et de les utiliser en les pliant à la grammaire allemande. Selon Erwald Harndt (2005), ce changement de perspective est lié à l’occupation de la ville par les troupes napoléoniennes suivant la défaite de 1806, répétée en 1812, au moment de la campagne de Russie. L’usage du français en fut répandu à toute la société y compris aux classes les plus humbles, promptes à faire usage de nouveaux mots et à enrichir son argot.

Ainsi se trouve t-on au XIXème siècle en présence d’un français germanisé usé dans la langue de tous les jours. „Tach, Nante, comment, wie jeht et dir? Du befindest dir doch noch?“ „Toujours, wie imma passsablement“[8]. Et que dire de l’expression „Jener nach seinem Schaköng“ ? La première partie est authentiquement allemande et se traduit pas « chacun selon son ». La seconde, « Schaköng »,  est une contraction du français « chacun selon son goût », considérée comme un mot allemand et dûment décliné, en témoigne le « seinem », au datif. La traduction littérale serait donc « chacun selon son chacun son goût ».  On comprend qu’en théorie « Schaköng » aurait suffi, mais comme souvent dans le dialecte berlinois, on se trouve en présence d’un pléonasme, ce qu’Erwald Harndt (2005) appelle le Berliner Pleonasmus, ou pléonasme berlinois. Ainsi vend t-on des cigares „mit avec du feu !“[9] « mit » étant déjà le mot allemand qui signifie « avec ». Les Berlinois ont au cours du temps déformé la prononciation originale. Ils ont crée au passage quelques jeux de mots en  reformulant les expressions françaises à l’aide de mots allemands : les très dignes haute volée et pour le mérite deviennent ainsi les étranges Haut voll Flöh et Pulle mit Sprit[10].

 

Ainsi, le français n’est pas seulement figé dans les murs des Palais et dans les expressions consacrées de la meilleure société. La langue française coule dans les veines de nombres de familles descendantes de Huguenots et d’Emigrés de la Révolution. Elle a été transmise au peuple par les soldats de Napoléon. Elle est entrée dans la vie quotidienne et a été déformée à loisir. Des mots et expressions « importés » sont devenus allemands, à tel point qu’on les utilise combinés à leurs équivalents allemands : les Berlinois n’ont pas peur du pléonasme qui en devient idiomatique.

 

Est-ce à dire pour autant que l’on peut mâtiner son allemand de français, et chercher à reconnaître la langue de Voltaire dans l’allemand de la rue, parce que l’on foule la Parizer Platz ? Il ne faut pas oublier que le « français » qui a été transmis au Berlinois n’est pas le français actuel. En plus d’être d’un autre siècle, ce français tient aussi parfois de la langue régionale ou de l’argot, tous les soldats de Napoléon ne s’exprimant pas comme des académiciens. On risque donc de s’entendre répondre fort élégamment : pösemonquü[11].



[1] Sophie Charlotte de Hannovre (1668-1715), fille du futur électeur Ernst-August de Hannovre, se trouve être la deuxième épouse de Frédéric Ier (1657-1713), la première, Elisabeth de Hesse-Cassel  (1661-1683), fille du Landgrave Guillaume VI de Hesse-Cassel étant décédée. C’est Sophie Charlotte qui fit bâtir en 1696 sur sa terre de Lûtzow l’actuel château de Charlottenburg. A sa mort, Frédéric Ier qui avait grande estime pour cette femme intelligente, cultivée, polyglotte et musicienne, fit renommer le château de Lûtzow « Charlottenburg » en son honneur.

[2] Théoriquement, à l’exception du Royaume de Bohême, le Saint Empire romain germanique ne comportait pas de royaume. Mais Frédéric Ier de Prusse était parvenu à convaincre en 1701 l’empereur Léopold Ier de le laisser être roi en échange d’une alliance contre la France de Louis XIV dans la Guerre de succession d’Espagne. Charles Ancillon (1659-1715), brillant avocat, juriste et historien né à Metz et qui avait fui la France après la révocation de l’Edit de Nantes, était l’un de ses conseillers.

[3] La traduction littérale de „Soldatenkönig“ est « roi-soldat », mais Frédéric-Guillaume Ier était surnommé en français le Roi-sergent.

[4] Harndt, Erwald (2005), Französich im Berliner Jargon, 2ème édition (2007), Jaron Verlag, Berlin, p.12. Cité in Bouché, Henri (1971), Die Hugenotten in Berlin-Brandenburg, Haude & Spencer  Verschlagsbuchhandlung, Berlin.

[5] Le mot allemand serait Steuer.

[6] Rixdorf  correspond aujourd’hui à Neukölln, un quartier, Berzik, de Berlin.

[7] Brendicke, Hans (1892), Schriften des Vereins für die Geschichte Berlins, Bd. 29, p. 117 et Bd. 32, p.115 (1895).  „1685 hatte Berlin noch nicht 5000 Einwohner, zu denen sich die Schar der 5000 Einwanderer gesellte“.

Cité in Harndt, Erwald (2005), Französich im Berliner Jargon, 2ème édition (2007), Jaron Verlag, Berlin, p.61.

[8] « Alors Nante, comment ça va ? T’es toujours là ? »  « Comme toujours, passablement. »

Glassbrenner, Adolph (1810-1876), journaliste satirique qui écrivait sous le pseudonyme de A. Brennglas dans le journal populaire Berlin wie es ist, Berlin telle qu’elle est.

Cité in Harndt, Erwald (2005), Französich im Berliner Jargon, 2ème édition (2007), Jaron Verlag, Berlin, p.24.

[9] Légende d’une gravure de Franz Burchard Doerbeck (1799-1835) tirée de Berliner Redensarten.

Cité in Harndt, Erwald (2005), Französich im Berliner Jargon, 2ème édition (2007), Jaron Verlag, Berlin, p.29.

[10] Haut voll Flöh : Haut signifie « peau », voll, « plein » et Flöh n’existe pas, mais rappelle une forme du verbe fliegen, « voler ».  Pulle mit Sprit : littéralement « Bouteille avec essence ».

[11] Pösemoncul : contraction de « baise mon cul ».

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Published by Marie-Virginie - dans Culture
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 03:04







J’ai pour habitude de regarder les films étrangers en langue originale. Or, il s’agit souvent des films d’Ingmar Bergman, en suédois donc, avec des sous-titres anglais et quelques fois, avec des sous-titres suédois. En général, au bout de quelques minutes, je commence à comprendre suffisamment ce qui est dit pour suivre l’histoire. Cela n’a pas manqué de m’étonner, car, avant de faire cette expérience, j’associais à tort la langue suédoise au finnois, une langue que j’aurais nettement moins de chances de comprendre. J’ai l’impression d’entendre une sorte d’allemand déformé, prononcé avec le haut du palais, et suivant les règles de l’anglais, d’où ma relative aisance. J’ai donc entrepris de me renseigner un peu, tant par curiosité, que par sympathie et par respect pour tous ces Suédois que j’ai rencontrés  en personne ou au travers d’une œuvre, tels que le réalisateur Ingmar Bergman, les acteurs Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Max von Sydow, Halvar Björk, et Stellan Skarsgård, le ténor Jüssi Björling, le Comte Axel de Fersen, les auteurs Selma Lagerlöf, August Strindberg et Gustaf Fröding, la poupée laponne de ma petite sœur ou encore cette charmante inconnue dans une librairie parisienne.

 

 

 

Survol de l’évolution de la langue suédoise à la Nils Holgersson[2]

 

 

Un rapide survol historique permet d’appréhender les différents éléments que l’on remarque intuitivement en écoutant ou en lisant un peu de suédois.  

Schématiquement, les langues actuelles des pays scandinaves dérivent toutes du vieux scandinave apparu au VIIIème siècle et dérivant lui-même de l’ancien scandinave. Entre les VIIème et XIIème siècles, le vieux scandinave se transforma progressivement pour donner deux branches différentes : le scandinave occidental, parlé en Norvège et en Islande et le scandinave oriental, parlé au Danemark et en Suède. Puis, entre le XIIème et le XIIIème siècle, le scandinave oriental lui-même connut encore une évolution, de sorte qu’il donna naissance au vieux danois et au vieux suédois. C’est cette dernière forme linguistique qui fut le prélude au suédois actuel.

 

On trouve un exemple de ce suédois médiéval dans le code de loi de Vastgöta ou Vastgötalagen, un écrit utilisant l’alphabet latin qui est daté du milieu du XIIIème siècle. La grammaire en était plus complexe que celle du suédois moderne, plus proche de l’allemand aussi, avec trois genres, masculin, féminin et neutre et quatre cas, nominatif, génitif, accusatif et datif. Durant cette période, deux influences linguistiques majeures ont contribué à façonner la langue. La première : celle de l’église catholique et des ordres monastiques, qui répandirent le latin et le grec. La seconde : celle de la Hanse, alliance de villes marchandes qui menait un commerce florissant, de Londres à Bergen, en Norvège actuelle, en passant par Bruges, Brême et Hambourg, et qui introduisit l’usage de l’allemand et du néerlandais. Ainsi, la plus part des termes désignant le commerce maritime et plus généralement le domaine maritime dérivent en plus ou moins droite ligne du néerlandais.

 

Il semblerait que ce soit la Bible dite de Vasa, du nom du monarque qui en a ordonné la traduction en suédois, publiée en 1526, qui ait fixé un certain nombre de règles orthographiques, marquant ainsi l’entrée dans l’ère du suédois moderne.

 

Svenska är ett germanskt språk som också talas i Finland, le suédois est une langue germanique également parlée en Finlande. De fait, la langue suédoise est donc une langue germanique et scandinave comme l’islandais, le danois et le norvégien, mais bien différente du finnois, qui n’est ni une langue germanique, ni une langue scandinave[3].



 

Evolution schématique de la langue suédoise du scandinave ancien à la langue actuelle


Concernant le suédois moderne, tel qu’il est parlé de nos jours, les années 1960 ont eu leur importance, en introduisant notamment la du-reformen, littéralemnt « la réforme du tu ». En effet, jusque là, on s’adressait aux gens qu’en utilisant leurs titres et leur nom de famille. Les mots « monsieur », « madame » et « mademoiselle », herr, fru, et fröken ne pouvant être employés que s’il s’agissait vraiment de personnes totalement inconnues. La bonne société parlait donc à la troisième personne… Une première tentative d’introduire le « vous », ni, ayant échoué au début du XXème siècle, il a fallu attendre les années soixante pour en arriver au du beaucoup plus familier. Les considérations de rang, de titres et de classe en ont été au moins partiellement abolies.

Le parallèle avec l’allemand, également très à cheval sur les titres est intéressant ici. L’allemand n’a pas abandonné ses titres, qu’il s’agisse de titres de noblesse ou de titres académiques. L’emploi du « Frau doktor » et du « Herr Doktor » est monnaie courante, alors qu’en France, par exemple, le titre de docteur est, dans la langue courante, réservé aux docteurs en médecine. A vrai dire, c’est l’anglais qui tient la position médiane en faisant suivre par écrit le nom d’une personne ayant un doctorat des lettes « phd. ». Notons que le « mademoiselle », fröken est abandonné en suédois au profit du « madame », fru, comme le « Fraulein » est abandonné an allemand au profit du « Frau ». L’anglais se contentant de brouiller la différence entre « madame » et « mademoiselle » en utilisant de plus en plus « Ms » au lieu de « Mrs » ou « Miss ».

 

 

Un peu de vocabulaire[4]

 

 

Un grand nombre de mots viennent de l’allemand, soit parce que le suédois est un langue d’origine germanique, soit du fait des influences du commerce de l’alliance hanséatique aux XIIème et XIIIème siècles.

 

 

-         Mots témoignant d’une racine germanique commune

 

 

Ainsi trouve t-on des mots qui témoignent d’une racine germanique commune comme « ciel » qui se dit himmel, exactement comme en allemand, ou « eau » qui se dit vatten, comme l’allemand « Wasser » et l’anglais « water ». De vatten vient d’ailleurs le nom de la compagnie suédoise d’électricité Vattenfall, terme qui désigne en suédois une chute d’eau et qui fait allusion à l’électricité « propre » produite par les barrages posés sur les principaux fleuves suédois. La nuit se dit natt, très proche de l’allemand « Nacht » ou de l’anglais « night » et le jour dag, comme un mélange de l’allemand « Tag » avec l’anglais « day ». L’être humain se dit människa, on y reconnaît un peu l’allemand « Mensch » et peut-être mieux l’anglais « mankind ». Il faut noter à ce titre que certains mots sont plus significativement plus proches de l’anglais que de l’allemand. Ainsi des verbes comme « manger » et « boire », respectivement äta et dricka, sonnent plus comme les verbes anglais « eat » et « drink » que des verbes allemands « essen » et « trinken ».

 


-
        
Mots empruntés à d’autres langues

 

 

S’agissant des emprunts à d’autres langues, le plus visible est sans doute les emprunts à la langue allemande liés au commerce hanséatique. Par exemple, le mot bomull qui désigne le coton provient de l’allemand « Baumwolle ». Dans le même esprit et sans surprises, un grand nombre de mots touchant aux nouvelles technologies et aux affaires viennent de l’anglais.

Il faut noter également qu’un certain nombre de mots furent empruntés au français au cours des XVIIème et XVIIIème siècles et sont prononcés à la française, suffisamment bien d’ailleurs pour qu’un francophone attentif puisse les reconnaître. C’est le cas par exemple, des mots « niveau », nivå, « fauteuil », fåtölj, « théâtre », teater et « affaire », affär. Remarquons ici qu’affaire n’a pas le sens anglais d’ « aventure amoureuse », mais bien le sens commercial un peu inusité de nos jours car on lui préfère les mots « société » ou « entreprise ». A vrai dire, ces emprunts de mots touchant aux domaines artistiques, culturels et gastronomiques n’ont rien de remarquable. Le russe par exemple, emploie couramment les mots « théâtre », « régisseur » et « acteur » transcrits en cyrillique.

 

Il reste des noms que ni un germanophone, ni un anglophone, ni un francophone ne peuvent saisir, comme jord, « terre », eld, « feu ». On serait tenté de relier jord à « fjord »... Seulement « fjord » reste un mot norvégien, l’équivalent suédois étant fiärd. Le mot kvinna, femme, est tout aussi impénétrable... A moins que l’on en connaisse le secret, qui nous est révélé par Kvinnors väntan, titre original du film Secrets de femmes (Ingmar Bergman, 1952).

 

 

Incursion au sein de la grammaire suédoise en compagnie d’un petit poisson

 

 

Il existe deux genres, non pas masculin et féminin, mais commun et neutre : en et ett. Le poisson, fisk, a de la chance, il n’est pas neutre, mais appartient au genre commun, on dit donc en fisk.

 

Les noms ne se déclinent mais il existe tout de même deux formes, la forme indéfinie et la forme définie. La forme indéfinie ne présente rien de particulier, il s’agit juste du nom simple. La forme définie correspond au nom suivi de son article, c'est-à-dire le nom suivi des suffixes -en/n (genre commun) ou -et/t (genre neutre). Un peu comme si l’on disait en français « poisson » (indéfini) et « poissonle » (défini), « table » (indéfini) et « tablela » (défini). Si l’on continue avec notre petit poisson suédois, on obtient :

 

- Au singulier : fisk (indéfini) donne fisken (défini)

- Au pluriel : fiskar (indéfini) donne fiskarna (défini)

 

Cependant, le suédois a crée ce que j’appellerai le « défini du défini ». En effet, en plus de en et ett, on trouve den, det et de (pluriel unique). En et ett sont des déterminants « définis » comme on l’a vu, mais den et det sont plus définis encore. Si l’on compare au français, en et ett seraient un et une, den et det seraient le et la… Mais en français, on n’appelle « un » et « une » des « articles indéfinis ». Nous avons « un poisson », puis « le poisson », les suédois commencent déjà à « poisson », puis « un poisson », puis enfin « le poisson ». Notre poisson remonte le cours d’eau :

 

- Au singulier : fisk (indéfini), fisken (défini), den fisken (« défini du défini »)

- Au pluriel : fiskar (indéfini), fiskarna (défini), de fiskarna (« défini du défini »)

 

En combinant les déterminants den, det et de avec les adverbes här et där, proches en sonorité de l’anglais « here » et « there », et équivalents d’« ici » et « là », on obtient « celui-ci », « celle-ci », « ceux-ci » et ainsi de suite. Si l’on reprend encore ce pauvre poisson :

 

On obtient du moins défini au plus défini :

 

- Au singulier : fisk (indéfini), fisken (défini), den fisken (« défini du défini »), den där fisken (équivalent de l’anglais « that »), den här fisken (équivalent de l’anglais « this »)

- Au pluriel : fiskar (indéfini), fiskarna (défini), de fiskarna (« défini du défini »), de där fiskarna (équivalent de l’anglais « those »), de här fiskarna (équivalent de l’anglais « these »)

 

Petite particularité amusante : un article défini comme ett ou en peut indiquer la possession. Par exemple, dans jag måste tvätta håret, « I must wash my hair », la possession des cheveux est simplement marquée par le suffixe défini et. En l’occurrence, il n’y a pas non plus de possessif dans la phrase française « je dois me laver les cheveux », ni dans la phrase allemande « ich muss mich die Haare waschen », puisque les deux langues utilisent une tournure impersonnelle. J’en conclue que si les cheveux suédois, français et allemands ont besoin d’un shampoing, les cheveux anglais, possédés, ont besoin d’un exorcisme.

 

Comme en allemand et en anglais, les adjectifs précèdent le nom qu’ils qualifient. Les adjectifs se déclinent suivant la forme, définie ou indéfinie, le genre et le nombre. Au pluriel, ils prennent toujours le suffixe « -a », au singulier, il prennent les suffixes « -en » au défini et « -a » à l’indéfini. Avec notre « petit » poisson, on obtient :

 

- Au singulier : liten fisk (indéfini) et den lilla fisken (défini)

- Au pluriel : små fiskar (indéfini) et de små fiskarna (défini)

 

On note que petit se dit liten/lilla au singulier, comme l’anglais « little » et små au pluriel, toujours comme l’anglais, « small ».

 

 

Incursion au sein de la conjugaison suédoise en compagnie du poisson frit

 

 

La conjugaison suédoise possède un certain nombre de similitudes avec la conjugaison anglaise. Si l’on prend, par exemple, la formation des participes passés et présents : il faut en général rajouter le suffixe «-d » ou « -t » au verbe pour obtenir un prétérit et de rajouter le suffixe « -and » pour obtenir un participe présent. L’anglais rajoute respectivement les suffixes « -d » ou « -ed » et « -ing », l’allemand les suffixes « -t » ou « -en » et « -end ». Bien évidemment, il y a de nombreuses irrégularités et il s’agit la de l’idée générale. On remarque que, comme en anglais et en allemand, les participes présents et passé sont souvent utilisés pour qualifier des noms. Si l’on rend notre poisson « grillé » ou « puant », ce qui est, il est vrai très ingrat, après les services rendus, on obtient :

 

-  Avec un participe passé : en stekt fisk : « a fried fish », « un poisson frit »

- Avec un participe présent (qui serait plutôt un adjectif verbal en français) : en stinkande fisk : « a stinking fish », «un poisson puant »

 

Petite particularité de la langue suédoise : l’usage du supin au lieu du participe passé pour la formation d’un passé composé, que l’on ne trouve ni en français, ni en anglais, ni en allemand. Bien que, comme en latin, le supin puisse être identique au participe passé. Ainsi peut-on considérer les deux exemples suivants :

 

-  Le verbe peindre a pour participe passé målad et pour supin målat, on a donc au passé composé : har målat

- le verbe frire a pour participe passé stekt et pour supin identique stekt, on a donc au passé composé : har stekt

 

Notons ici que le verbe peindre en allemand est très proche du suédois, puisqu’il se dit « malen », le peintre « der Maler » et la peinture « die Malerei ». Les pronoms personnels jag, du, han, vi, ni, de, sont également proches de l’allemand « ich », « du », « er », « wir », « ihr », « sie ».

 

Concernant la syntaxe, l’ordre des mots est en général Sujet-Verbe-Objet, « typologie syntaxique SVO », comme disent les linguistes. (Notons au passage comme une langue devient nettement moins sympathique quand elle est désignée en termes linguistiques...). Cependant, comme en allemand, un autre élément de la phrase peut remplacer de sujet, un adverbe par exemple, l’essentiel étant que le verbe reste bien en deuxième position. A propos de l’ordre des mots, le suédois est aussi proche de l’anglais, car il suit l’ordre suivant pour ses compléments : lieu-manière-temps. N’est-il pas d’ailleurs paradoxal pour une langue de marchands de finir par le temps ? « Time is money ». L’allemand au contraire commence par le temps, et finit par le lieu.

 

 

Un peu de pratique

 

 

S’il y a bien un domaine où la pratique est aussi intéressante que la théorie, ce sont les langues vivantes. Voici donc une petite liste en version originale  (non exhaustive) des films d’Ingmar Bergman:

 

 

Sommarnattens leende, Smiles of a Summer Night (1955)

[Allemand Sommer, été, Nacht, nuit et Lächeln, sourire]

 

Det sjunde inseglet, The Seventh Seal (1957, Prix du Jury du Festival de Cannes)

[Allemand siebte, septième, Siegel, sceau]

 

Nära livet, Brink of life (1958, Golden Bear)

[Allemand Leben, vie]

 

Ansiktet, The Face aka The Magician (1960)

 

Jungfrukällan, The Virgin Spring (1960)

[Allemand Jungfrau, vierge]

 

Smultronstället, Wild strawberries (1960)

 

Såsom i en spegel, Through a Glass Darkly (1963)

[Allemand Spiegel, miroir]


Viskningar och rop
, Cries and Whispers (1974)

 

Scener ur ett äktenskap, Scenes from a Marriage (1974)

[Allemand Scene, français scène]

 

Ansikte mot ansikte, Face to Face (1974)

[Allemand Ansicht, vue, Gesicht, visage]

 

Trollflöjten, The Magic Flute (1976)

[Allemand Flötte, flute]

 

Höstsonaten, Autumn Sonata (1979)

[Allemand Herbst, automne]

 

Fanny och Alexander, Fanny and Alexander (1984)

 

Saraband, (2005)







[1] Mes sources pour cet article sont les articles « suédois » et « Swedish » de Wikipédia, ainsi que les leçons « Pimsleur Swedish I »  et divers dictionnaires en ligne. 

[2] Nils Holgersson est ce petit héros de Selma Lagerlöf, qui fait un tour de Suède à dos d’oie sauvage à la suite d’un mauvais tour joué à une créature magique. Lui aussi est né en Scanie, province de l’extrême Sud, comme le grand acteur Max von Sydow (*1929).

[3] Le suédois possède un alphabet de 29 lettres, les 26 lettres usuelles étant complétées par les lettres ö, ä, et å (paradoxalement, c’est aussi le cas du finnois). L’islandais, le norvégien et le danois ont également un alphabet de 29 lettres, les trois lettres complémentaires étant á, ä et æ pour l’islandais et ø, å, et æ pour le norvégien et le danois.

[4] J’emploierai ici toujours les mots suédois en italique et les mots issus d’autres langues entre guillemets.

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Published by Marie-Virginie - dans Culture
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