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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 13:22

   

 

« Mais Jésus, s'étant baissé,

Ecrivait avec le doigt sur la terre.

Comme ils continuaient à l'interroger,

 Il se releva et leur dit:

Que celui de vous qui

Est sans péché jette

Le premier la pierre»

 (Jean 8, 6-8)

 

 

 

 

 

Archimède[1] versa son sang,

Fait d’un soldat romain ulcéré…

Jesus-Christ pareillement

Fait d’un peuple insulté.

 

Et lui assis par terre,

Il dessinait des cercles dans la poussière.

 

Suprême calme et majesté

Quand la foule avide grondait :

Elle voulait condamner,

Boire avidement sa mesure de sang

 

Et voila que sort du rang

L’Homme qui simplement,

Regarde avec pitié

Celle dont le crime était d’aimer

 

Et lui assis par terre,

Il dessinait des cercles dans la poussière.

 

Chacun se ment en reportant

Sur la pécheresse désignée

Ce que n’efface le temps.

Que celui qui n’a jamais péché

 

Jette une pierre à l’instant

Nul n’est digne d’appliquer

La loi du Dieu aimant ;

Les docteurs sont bien trompés

 

Et lui assis par terre,

Il dessinait des cercles dans la poussière.

 

Vas femme maintenant,

Rappelle aux hommes étonnés

Qu’est venu le moment

De rendre sa loi à celui qui est.

 

 



[1] Archimède aurait été tué par un soldat romain durant le siège de Syracuse en 212 av. J-C. Il aurait lancé au soldat qui troublait sa concentration « ne dérange pas mes cercles ».

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Published by Marie-Virginie - dans Un peu de poésie
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commentaires

Aend 03/04/2009 15:46

Formidable association!
Décidement, la sensibilité subtile qui se dégage de toutes ces superbes résonnances ne laisse pas de marbre.
Il semblerait plutôt qu'elle le réduisit en poussière, nous laissant à terre...

Vraiment félicitations.

L'orange Maltaise

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  • : « Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
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