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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 12:15

 

 

 

Trois couplets pour quatre saisons

Une après-midi, une matinée,

Un petit matin, une soirée,

Et un baiser abdique la raison

 

 

 

I.

 

Une après-midi d’automne

Se promène parmi les feuilles âpretés,

Dernière valse des têtes qui vont tomber.

 

Le soleil rasant tire de son archet

Des nuances de pourpre dorée,

Qui font une parade enjouée

 

A la reine morne qui passe compassée

Les bogues roulant à ses pieds.

Tout est flamboyant.

 

 

II.

 

Une matinée d’hiver inspire

Le calme parfait d’un ciel épuré

A peine un nuage s’y étire,

 

Et sous ses pas crisse le gravier.

Il ne fait pas froid, il fait crispé,

L’air sent comme la glace brisée,

 

L’hiver entier semble glisser

Sur le grand silence redoublé.

Tout est figeant.

 

 

III.

 

Un petit matin de printemps

Tout frais, vert, et s’éveillant,

Frissonne à l’air flottant

 

Des parfums presque éclos.

Il passe dans les roseaux,

Frôle l’herbe impatiemment,

 

Cherchant la rose épanouie,

Et l’oisillon dans son nid.

Tout est verdissant.

 

 

IV.

 

Une soirée d’été s’est allongée

Sur la moiteur d’une journée

Coulée de plomb argenté.

 

La nuit sent l’herbe fauchée,

Bleue, noire, profonde et  éclairée

Des étoiles au loin dans l’air frais.

 

Criaillent mille grillons cachés, mille grillons

A l’ombre des grands bois en haillons.

Tout est mûrissant.

 

Tombant, figeant, verdissant et mûrissant

Se trouvent en un seul baiser

Donné par une brise hors de ce temps.

 

 


 

 


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Published by Le Chapelier fou - dans Un peu de poésie
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commentaires

Callophrys 12/10/2009 09:46


j'aime beaucoup ton poeme,vraiment c'est sincere!! seul petit bemol (et qui ne change en rien ta poesie...) si je peux me permettre..."pourpre" est un mot féminin...
amicalement


L'orange Maltaise

  • : L'orange maltaise
  • L'orange maltaise
  • : « Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
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